60 000 luminaires vendus, 600 clients, plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Après seulement trois ans d’existence, les chiffres de la jeune société insulaire Delta Lux sont impressionnants. Et pourtant, l’entreprise a connu un départ modeste. C’est avec seulement 500 € en poche que la présidente Serena Andreani et le directeur général Julien Ercoli ont débuté l’aventure.

Comment ont-ils eu l’idée de se lancer dans l’éclairage performant ? « Je suis électricien de métier » explique Julien Ercoli. Après un BEP à Montesoro et un bac pro au CFA de Furiani, il s’installe à Marseille, avant d’avoir l’opportunité de partir en Suisse : « Là-bas, tout le monde était déjà équipé en LED. Quand je suis rentré en France j’ai eu l’idée de me pencher là-dessus ». De son côté, Serena Andreani était, elle, spécialisée dans le commerce. « On s’est rencontrés sur Marseille, nous sommes Corses tous les deux et nous avions envie de rentrer chez nous pour entreprendre » raconte la jeune femme.

Si le commerce lui a toujours plu, elle ne souhaitait pas pour autant s’y lancer à n’importe quel prix : « Au-delà de penser business, on voulait penser business vertueux. On avait envie de s’inscrire dans une démarche transition énergétique pour notre île » souligne Serena Andreani. « En Corse, on a un problématique énergétique très importante du fait que nous ne sommes pas connectés au réseau continental » développe t-elle, « cela nous cause des problématiques notamment par rapport à la vétusté de notre réseau insulaire : variations de tension, chutes de tension, problèmes de courant… ».

Des contraintes qu’il a fallu prendre en compte dans la réalisation de leurs produits. Développés sous la marque « Portaluci », les luminaires de Deltalux sont tous à module LED intégré, une technologie qui consomme dix fois moins d’énergie qu’une ampoule à incandescence, et six à huit fois moins qu’une halogène. « Ce sont des luminaires qui ont une très longue durée de vie : jusqu’à 50 000 heures à 100% et jusqu’à 100 000 heures sur de l’éclairage public » indique la présidente.